Dimanche 23 décembre 2007 à 12:52

TRILOGIE DE L'HERITAGE I
ERAGON
Voilà bien longtemps que le mal règne dans l'Empire de l'Alagaësia... Et puis, un jour, le jeune Eragon découvre au coeur de la forêt une magnifique pierre bleue, étrangement lisse. Fasciné et effrayé, il l'emporte à Carvahall, le village où il vit très simplement avec son oncle et son cousin. Il n'imagine pas alors qu'il s'agit d'un oeuf, et qu'un dragon, porteur d'un héritage ancestral, aussi vieux que l'Empire lui-même, va en éclore...
Très vite, la vie d'Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s'engage dans une quête qui le mènera aux confins de l'Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter avec son jeune dragon les terribles ennemis envoyés par le roi, Galbatorix, dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite. Eragon n'a que quinze ans, mais le destin de l'Empire est désormais entre ses mains.


TRILOGIE DE L'HERITAGE II
L'AINE
Eragon et Saphira, sa dragonne, sont à peine sortis vainqueur de la bataille de Farthen Dûr que les Urgals attaquent de nouveau et tuent le chef des Vardens... Nasuada, sa fille, est nommée à leur tête. Après lui avoir prêté allégeance, Eragon entreprend avec Saphira un long et périlleux voyage vers Ellesméra, les royaume des elfes, où ils recevront les enseignement de Togira Ikonoka, le fameux Estropié qui est Tout.
Pendant ce temps, Roran, le cousin d'Eragon, organise la défense de son village contre les Ra'zacs. Le jeune homme est persuadé qu'ils veulent récupérer la mystérieuse pierre trouvée par Eragon sur la Crête.
De son côté, le royaume du Surda est toujours en lutte contre l'Empire de Galbatorix.
Eragon, Roran, les Vardens et les rebelles du Surda poursuivent désormais le même but : détruire les forces du Mal.

AVIS PERSONNEL
J'ai vraiment adoré, et quand je me dis que le premier tome a été écrit par un adolescent (Christopher Paolini a commencé dès 15 ans), il y a de quoi être impressionné. Ce premier livre est captivant, mais le deuxième est encore meilleur. L'histoire est mieux organisé, il y a beaucoup plus d'actions, et les personnages murissent très vite. Les batailles sont merveilleusement racontées !
L'Héritage devait être au début une trilogie, mais Paolini a finalement décidé (d'après les news du site) qu'il en écrirait 4, puisque le troisième livre aurait été trop long en un seul. Celui ci sortira en septembre 2008.
Je les conseille vivement à tous ceux qui aiment les fantasy, l'Héritage est dans la même lignée que HP, le Seigneur des Anneaux, à la Croisée des Mondes... etc.
Sinon, l'adaptation ciné du premier, Eragon, est vraiment pourrie, malgré la belle gueule d'Edward Speleers. C'est dommage, on attendra de voir si le second film sera meilleur...
Misa

Publié par un-peu-de-lecture

Dimanche 16 décembre 2007 à 21:46

Résumé
Bridget Jones a enfin trouvé l'amour. Elle vit une passion idéale avec le séduisant Mark Darcy. Pourtant, l'apparente dévotion de celui-ci ne suffit pas à calmer les angoisses chroniques de la jeune femme. D'abord, il y a Rebecca, cette bombe abominablement jeune et horriblement séduisante, qui rôde. Et puis, il y a également l'ancien patron de Bridget, Daniel, toujours aussi honteusement irrésistible. Ajoutez à cela sa carrière de journaliste à mener aux quatre coins du globe, sans oublier les conseils douteux de ses proches, et vous avez une idée de l'ampleur de la catastrophe qui s'annonce. Pour sauver le bonheur qu'elle n'a même pas encore réussi à se construire, Bridget va devoir affronter le monde entier... en commençant par elle-même !

Avis Personnel
Eh oui le grand retour de Bridget. Ce tome 2 est marrant. C'est divertissant , et même prenant (eh oui, on espère qu'elle se remette avec le beau Mark Darcy). Pas aussi drôle que le premier tome, j'ai moins aimée. L'histoire sent un peu le 'rechauffée' , Mais bon ça reste du Bridget Jones. L'interêt principal du livre est bien sûr l'amour Bridget-Mark. Enfin voilà, je vous le conseille fortement. Il peut vous permettre de passer un bon moment.
Par contre, il est préférable de voir le film après avoir lu le livre, parce que personnellement j'ai vu le film avant et je trouve ça dommage.

Adaptation Cinématographique
Très drôle, et tout simplement énorme ! J'adore ! Je suis une fan inconditionnelle de Bridget Jones

Marionnette

Publié par un-peu-de-lecture

Vendredi 14 décembre 2007 à 0:26



Resumé
Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden.
Là, perchée sur un haut plateau, une ville: Olympie. Dans son coeur, une étrange institution, L'Ecole des Dieux, et ses professeurs: les 12 dieux de la mythologie grecque, chargés d'enseigner l'art de gérer les foules d'humains pour leur donner l'envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d'inventer des religions ou d'élever le niveau de leur conscience.
La nouvelle promotion? 144 élèves dieux qui vont devoir s'affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité.
Mais la vie sur Aeden n'est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fou amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l'amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller...

Citations
"Ceux qui n'ont pas compris le passé,
Ceux qui n'ont pas compris le passé de l'humanité en général,
Ceux qui n'ont pas compris leur propre passé en particulier,
Ceux-là
 seront condamnés à le reproduire."

"Loi de Murphy: Chaque solution amène de nouveaux problèmes"

"Loi de Murphy: Dans les queues la file d'à coté avance toujours plus vite."

"Loi de Murphy: Si cela semble trop beau pour être vrai alors ça l'est probablement."

"Loi de Murphy: Tout ce qui fait plaisir est illégal, immoral ou fait grossir."

Avis personnel
Le début d'un très belle trilogie. Ce livre apporte une vision innovante des dieux, et de la façon dont notre monde serait géré.
Encore une fabuleuse réussite!
Suite des Thanatonautes et de L'empire des Anges.
A lire absolument (comme tous les autres livres de Werber ! )

Mise en Garde
Ce livre peut créér une dépendance et vous priver de vie sociale jusqu'à que vous ayez lu le dernier de la trilogie !
Si vous entrepenez tout de même la lecture de cette oeuvre, veuillez à prevenir votre entourage que vous n'êtes pas mort, et à vous munir de nourriture nécessaire à votre temps d'isolation...
Bon voyage !
                              
                              

Publié par un-peu-de-lecture

Mercredi 12 décembre 2007 à 13:34

Quatrième de couverture
Epouse exemplaire d'un macho séduisant, Agnès quitte son mari après trente ans de bons et loyaux services. Elle devient romancière et pense avoir trouvé le bonheur dans les bras de son éditeur. Mais... coup du sort, ce dernier disparaît dans un accident, le jour même où le mari d'Aline, son amie d'enfance, rend l'âme, lui, au milieu d'un nirvana amoureux. Par chance pour Agnès et Aline, leurs deux épreuves sont allégées par cette double révélation post mortem : leurs chers défunts, qu'elles croyaient vertueux, étaient en vérité de fieffés hypocrites. Et puis après ? La colère efface le chagrin. La déception mène à l'oubli. Et l'oubli, lui, mène forcément aux chemins de la vie... où tout est toujours possible, comme d'habitude.

Avis Personnel
C'est un livre chargé en personnage, en rebondissement et en histoire. très loin d'être ennuyeux, j'ai parfois trouvé qu'il y avait même trop de rebondissement , trop de personnage. C'est parfois difficile à suivre. Mais ce livre reste tout de même intéressant, agréable à lire. Je ne lui ai rien trouvé d'extraordinaire , il est plaisant , et distrayant. L'histoire est gai (contrairement à ce que l'on peut croire en lisant le résumé. J'ai trouvé ça joliement écrit , mais bon ce n'est pas un coup de coeur. Je vous le recommande tout de même si vous avez un peu de temps à tuer dans le train ou le métro .

Marionnnette

Publié par un-peu-de-lecture

Vendredi 7 décembre 2007 à 20:16

Tous les prix littéraires 2007 , les 20 meilleurs livres de l'année .. Voilà plusieurs remises de prix pour des écrivains qui pointent leurs nez (ou qui ont déjà eu lieu). Je vais donc éssayer de présenter quelques livres.

Les Disparus , Par Daniel Mendelsohn
Flammarion , 26€
Qu'étaient devenus Shmiel et Ester, ainsi que leurs quatre filles, après l'invasion de la Pologne en septembre 1939? Seul le dénouement est connu: «Tués par les nazis.» Mais à quelle date et dans quelles circonstances? Avaient-ils été victimes d'une rafle ou d'une dénonciation isolée? Dictée par l'antisémitisme ambiant? Par l'envie ou la cupidité? Et comment ses frères et soeurs d'Amérique et de Palestine avaient-ils réagi aux appels à l'aide de Shmiel? D'où venait la culpabilité diffuse des survivants, sinon du regret d'avoir échoué à secourir leur aîné? L'auteur des Disparus raconte les tours et les détours de son enquête à la façon du peintre qui donnerait à voir chaque trait de pinceau: rumeur, fausse piste, méprise ou démenti. En parallèle, plus il se livre lui-même, confessant le rapport sadique qu'enfant il fit endurer à l'un de ses frères, et plus cet accent de vérité donne du relief aux témoins survivants (Mme Begley à New York, Jack Greene ou Meg Grosbard à Sydney, Klara Freilich à Stockholm). Mendelsohn accompagne son récit d'une relecture des grands épisodes de la Bible, prétexte à une extraordinaire méditation sur les sources de la jalousie, du meurtre, de la lâcheté ou du courage. Trois convictions dominent: il faut rechercher quelle autre histoire cache ou trahit celle qui vient d'être racontée; la violence ne se déchaîne pas seulement au contact de l'étranger, mais peut parfois couver entre les proches; nul ne peut jurer qu'il aurait été ou qu'il sera du parti du bien ou de l'héroïsme.
Les disparus appartiennent à la famille des livres qui laissent une trace indélébile. La nuit qui a englouti ces six-là (les six parmi les six millions de Juifs exterminés), Daniel Mendelsohn la tient d'abord à distance, mais cette distance décroît de page en page. Si bien que, plus nous approchons du point final, plus cette nuit-là, par la grâce d'une spontanée, trébuchante et lumineuse prière, nous envahit à notre tour, glacée et vertigineuse. Le récit creusait l'attente? Il s'achève par le sentiment d'une mise en présence. Que par la même occasion Mendelsohn puisse nous donner l'envie d'interroger la Bible, Proust et le regard, réjoui ou suppliant, de notre prochain n'est pas le dernier de ses mérites.

*

Les Belles choses que porte le ciel , par Dinaw Mengestu
Albin Michel , 21,50€

A seize ans, après l'exécution de son père, Stephanos a fui l'Ethiopie pour les Etats-Unis.
Après des études d'ingénieur, il finit par ouvrir une petite épicerie dans un quartier paumé de Washington. Il rompt sa solitude en retrouvant le soir deux amis africains, qu'il a rencontrés lorsqu'il était bagagiste dans un grand hôtel: Ken le Kenyan, un garçon qui croit au grand rêve américain, et Joe, un Congolais beaucoup moins optimiste sur son propre avenir. Un jour, une femme blanche, Judith, et sa fille métisse, Naomi, s'installent à côté de chez Stephanos. Des liens d'affection se nouent entre l'épicier et ses deux voisines. Agé seulement de vingt-neuf ans, l'Américain d'origine éthiopienne, Dinaw Mengestu, réussit un premier roman en tout point époustouflant, aux personnages particulièrement bien décrits. Magistrale peinture de l'Amérique interraciale, Les belles choses que porte le ciel parlent sans fard ni cliché - mais non sans émotion - de l'intégration et des rapports de classe.

*

Alabama Song , Gilles Leroy (A remporté le prix Goncourt )
14,25€

Le lieutenant Fitzgerald a vingt et un ans et déjà beaucoup de talents. Il danse à merveille toutes les danses à la mode, m'apprend le turkey trot, le maxie et l'aéroplane ; il écrit des nouvelles que la presse publiera bientôt, il en est certain ; il est propre et élégant, il sait le français – c'est grâce à sa connaissance du français qu'il a été fait lieutenant d'infanterie après ses classes à Princeton, les francophones jouissant d'un privilège qui les propulse officiers – et surtout il est propre et soigné, sa mise d'une coquetterie presque dandy. » Celle qui s'exprime ainsi, c'est Zelda Sayre, la fille du juge Sayre, petite-fille d'un sénateur et d'un gouverneur, véritable diable à tête blonde de Montgomery, Alabama. La « Southern Belle » et l'officier deviennent après-guerre des célébrités adulées par le Tout-Manhattan, ils font la une des journaux, ont leurs portraits au frontispice des théâtres et des cinémas. Ils sont beaux et photogéniques : les années 20 leur appartiennent. De l'Alabama à l'aile psychiatrique du Highland Hospital de Ashville où elle est suivie pour troubles mentaux intermittents, Zelda se souvient de cette vie qui ressemblait à un « cloaque de chic », comment ils ont pu s'aimer au départ et comment ils se sont supportés toutes ces années. Alabama Song traduit avec brio la douceur et le tranchant, l'immobilité et le chaos d'un monde qui bascule. Avec inspiration et finesse, Gilles Leroy fait tomber un à un tous les masques et redessine en creux un portrait neuf de Zelda Fitzgerald.

Zelda Fitzgerald

*

Chagrin d'école,  Par Daniel Pennac (A remporté le prix Renaudot)
18,05€
« Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d'ailleurs aucune activité parascolaire. » Dans la lignée de Comme un roman, Chagrin d'école est donc un livre qui concerne l'école. Non pas l'école qui change dans la société qui change, mais, « au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n'entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l'interaction de ces chagrins d'école ». Daniel Pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur la douleur d'être cancre et la soif d'apprendre, sur le sentiment d'exclusion et l'amour de l'enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d'intelligence. Ce Chagrin d'école s'impose déjà comme un livre indispensable.

*

Amélie Nothomb , Ni d'Eve ni d'Adam (a remporté le prix Flore )
17,01€
Article déjà présent sur ce blog

*

Yannick Haenel , Cercle (A reçu le prix Décembre)
19,95€
Est-il possible d'affirmer un jour : « Je suis prêt ? » « Ce matin-là, j'ai pensé : c'est possible. Je n'avais aucune idée de la manière dont ces choses deviennent possibles, et pourtant, en quelques secondes, je l'ai su. Il existe un courage bizarre qui vous pousse à détruire vos habituelles raisons de vivre. C'est un courage d'abîme et de lueurs, le courage des solitudes brusques, celui qui accompagne les nouveaux départs. Est-ce lui dont j'ai senti le passage furtif ? Le train de 8h7 s'est éloigné, il a glissé doucement sur les rails, et lorsqu'il a disparu dans le tunnel, la lumière a déferlé d'un seul coup entre les pylônes de la station : une giclée de lumières qui vous éclaboussent le visage dans un spasme chaud, et les reflets gris-bleu de la Seine, un bouquet de miroitements venus de l'autre rive, les feuillages rouges dans vos yeux, la virevolte des oiseaux dans le soleil, et vous, le visage tendu vers la tiédeur du ciel, enveloppé de pétales en feu. » Ce matin-là, à la station Champ de mars, Jean Deichel décide de ne pas se rendre à son travail. Plus jamais. Il aura suffit d'une phrase lancinante, obsédante. Il jette le contenu de sa sacoche par-dessus la rambarde du pont de Bir Hakeim , déambule dans Paris et éprouve comme un vertige très calme. Sa façon de marcher, sa respiration, tout se fait large. Depuis l'instant de 8h7, il ne se doit plus au temps compté de la société.

*

Olivier Adam , A l'abri de rien.
17,10€
Une nuit, alors qu'elle est en panne sur la route,  un "Kosovar" ("Tout le monde les appelait les Kosovars, mais c'étaient surtout des Irakiens, des Iraniens, des Afghans, des Pakistanais, des Soudanais, des Kurdes...") lui change le pneu de sa voiture. Marie bascule alors du côté de ces invisibles, sans papiers et sans identité, en perpétuelle errance depuis la fermeture de Sangatte ("Je n'ai jamais compris pourquoi ils l'avaient fermé ce camp. Les choses n'avaient fait qu'empirer."). Au côté de son amie Isabelle et d'associations caritatives, elle tente de donner le minimum à ceux qui n'ont rien : papiers, vêtements, soins, chaleur humaine. Mais comment combler un gouffre, arrêter la police, s'opposer aux contrôles, aux expulsions? Marie néglige sa famille, oublie ses enfants.  Marie en fait trop (ou pas assez...), passe du côté de l'illégalité, dérive,  bascule dans la folie pour réparer l'injustice du monde. Un roman bouleversant où se superposent et s'affrontent la misère ordinaire d'un quotidien sans espoir et le dénuement total d'exilés pourchassés. Entre ces deux univers, gens d'ici et malheureux d'ailleurs, peu de solidarité, la haine parfois prête à surgir. L'émotion affleure à chaque phrase de ce récit tendu, où une héroïne fragile se fracasse sur les récifs de l'existence. Un des beaux romans de la rentrée.


Voilà , j'espère que tout ceci vous inspirera de bonne lecture. Comme vous l'aurez constaté , j'ai indiqué les prix des livres. Ils sont d'ailleurs assez élevés. (trop élevés même). Mais bon soyons patient, les éditions poches ne tarderont pas à sortir.

Publié par un-peu-de-lecture

Samedi 1er décembre 2007 à 14:34

http://un-peu-de-lecture.cowblog.fr/images/antigone.jpg

Résumé
Un peu difficile de faire un résumé ^^
Cette tragédie, écrite par Jean Anouilh en 1942 relate l'histoire d'Antigone, fille d'Oedipe, roi de Thèbes. Publiée en 1946 aux éditions de la Table Ronde, cette pièce de théâtre figure aussi dans les Nouvelles pièces noires. Déjà reprise par plusieurs dramaturges dont Sophocle, Antigone est un personnage de la mythologie grecque qui a spectaculairement marqué les écrits depuis des siècles.
Née de l'union incestueuse entre Oedipe, et sa propore mère Jocaste, Antigone est la soeur d'Ismène, Polynice et Etéocle. La pièce raconte comment, pour l'honneur de son frère Polynice, elle se sacrifiera. En fait, son oncle Créon a pris le pouvoir à Thèbes après que ses frères aient chassés son père et qu'ils se soient entre-tués. Créon ordonne des funérailles solennels à Etéocle tandis qu'il interdit qu'il soit donné une sépulture à Polynice, coupable à ses yeux d'avoir porté les armes contre sa patrie, aidé par des étrangers. L'âme de Polynice ne connaîtra alors jamais de repos. Antigone, promise à Hémon le fils de Créon considère le devoir d'enterrer ses morts comme sacré, et refuse d'abdiquer sous l'autorité de son oncle. Ainsi, la nuit, elle se rend près du corps de son frère que Créon a laissé pourri, et l'ensevelit de quelques poignées de terre, selon la tradition.
Je ne vous en dirai pas plus, je n'aime pas tout raconter, seulement ce n'est pas seulement ça l'histoire, il ya toute la dignité d'Antigone, le fait qu'elle accèpte son destin tragique, et qu'elle ne cède pas.

Avis Personnel
J'ai dû lire ce livre pour les cours, en troisième, et j'ai été soufflé. Antigone reste à ce jour, pour moi, l'un des plus grands personnages de la mythologie grecque. Faites attention, cette pièce est moderne, ainsi les nombreux anachronismes sont amusants, et le langage n'est pas compliqué. Les dialogues sont écrits d'une façon magnifiquent émouvante, et l'on voit que la tragédie a toujours été d'actualité. J'ai vraiment, vraiment beaucoup aimé, je vais mettre des citations pour vous montrer à quel point c'est beau.

Critiques (de l'époque)
(N'oubliez pas que ce livre a été publié pendant la seconde guerre mondiale, et que Antigone a été perçue comme un symbole de résistance. )
"Il ne s'agit pas seulement d'une traduction, pas même d'une de ces vagues adaptations qui sont à la mode, mais d'une autre pièce. On n'a jamais si bien trahi Sophoclen délibérément du reste. (...) Anouilh tout en suivant de très près le théâtre antique, l'a complètement transformé, il lui a insufflé un autre esprit."
Jean Sauvenay, L'Antigone de Jean Anouilh, Hier et demain 1944

Entre Créon et Antigone s'établit un accord parfait, une trouble connivence.[Parce qu'elle méprise les hommes], Antigone court au suicide. Parce qu'il les méprise, Créon les opprime et les mate. Le tyran glacé et la jeune fille exaltée étaient faits pour s'entendre... L'accent désespéré de l'Antigone de Jean Anouilh risque de séduire certains dans ce temps où il s'élève, au temps du mépris et du désespoir. Mais il y a dans le désespoir et le refus, et dans l'anarchisme sentimental, et total d'un Anouilh et de ses frères d'armes et d'esprit, le germe de périls infiniment graves... A force de se complaire dans le "désespoir" et le sentiment de tout, de l'inanité et de l'absurde du monde, on en vient à accepter, souhaiter, acclamer la première poigne venue. "
Claude Roy, Les Lettres Françaises (Publication Clandestine de la Résistance) Mars 1944.

Quelques citations magnifiques

"Comprendre; toujours comprendre. Moi je ne veux pas comprendre. "

"Pauvre Créon! Avec mes ongles casséset pleins de terre et les bleus que tes gardes m'ont faits aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine.

"Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et de me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage. "

* Des.perles.qui.tombent *

 

Publié par un-peu-de-lecture

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast