Vendredi 29 juin 2007 à 15:40

Marc Levy , Les Enfants De La Liberté

Résumé 
Marc, Jacques , Jeannot , Charles , Claude , Stefan , Marianne , Marius , Samuel , Boris , André , Emile , Alonso , Osna , Damira , Sophie et tous les autres formaient une brigade de la Résistance Française durant la 2nd Guerre Mondiale . Bien qu'étant tous "étrangers" , ils se sont tous battus ensemble pour protéger leur pays et faire valoir leurs libertés .
Au rythme des combats qu'ils mènent et de leur destin , beaucoup mourront . Seulement , leur volonté de vivre et de liberté les sauveront , pour certains .
L'histoire débute dans les rues de Toulouse , se poursuit dans une prison , puis dans un train à bestiaux qui les conduit directement aux camps de la mort ..

Extraits 
On est tous l'étranger de quelqu'un.
" Jeannot, tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains. "

Avis Personnel
Ce dernier de Marc Levy entre dans un registre différent de ses précédents livres. Il s'est attaqué à un sujet fort. J'ai trouvé que c'était un bon livre, et finalement pas loin des autres. C'ets le style Marc Levy sans aucun doute. L'histoire est forte et revoltante. On vit dans ce livre. On est à côté de chaque personnage. On espère qu'ils survivront tous.
Cependant, je dois quand même dire que je ne suis pas (ou plutôt, plus) fan de ce style d'écriture. Marc Levy écrit de beau livre, emploi de belle phrase qui touche le lecteur. Mais je ne suis pas fan de ce qu'il fait. Ces livres sont des beaux livres, mais pas necessairement des bons livres. Tout cela dépend des gûts de chacun.
Enfin  , je dirais que c'est un livre à lire, mais sans grande urgence, et surtout, pas nécessairement besoin de dépenser ses sous. Allez dans une bibliothèque, ou piquez -le à un ami.

Publié par un-peu-de-lecture

Lundi 25 juin 2007 à 13:45

Synopsis
Deux amis, Jean et Bérenger, se retrouvent à la terrasse d'un café pour discuter. Tout à coup, un rhinocéros traverse la place à toute vitesse. Bérenger découvre que c'est un collègue de travail qui a subi une étrange transformation. Bérenger verra ensuite tout son entourage devenir des rhinocéros, même son ami Jean qui se métamorphosera en sa présence. Barricadé dans son appartement avec son amour, Daisy, il croit pouvoir préserver son bonheur mais abandonnant Bérenger à son triste sort sa bien-aimée se laissera entraîner par la foule. Résigné à rester digne devant la situation, il décide de tenir tête aux rhinocéros jusqu'au bout.

Dénonciation
Il s'agit d'une fable dont l'interprétation reste ouverte. L'une de ces interprétations peut-être plus évidente serait la Dénonciation de tous les régimes totalitaires (nazisme, stalinisme et autres) et du comportement de la foule qui suit sans rien dire
par peur de ce régime. Ionesco dénoncerait plus particulièrement l'attitude des Français aux premières heures de l'Occupation. Il dénoncerait aussi le fait que tous les totalitarismes portent atteinte à l'humaine condition et transforment en monstre le meilleur des hommes, que ce soient les intellectuels (représentés ici par "le Logicien"), ou même les personnes comme Jean, épris d'ordre. Bérenger, dont le spectateur découvre la mutation tout le long de la pièce, est le seul à résister face à l'épidémie de "rhinocérite". C'est le seul à avoir des réactions normales face à cette épidémie : « Un homme qui devient rhinocéros, c'est indiscutablement anormal ». Il représente la résistance qui, petit à petit, se forme lors de la Seconde Guerre Mondiale. Ionesco utilise, dans son œuvre, l'absurde et le comique, pour accentuer ces faits. Quand Ionesco écrit cette pièce, Ceausescu est au pouvoir dans son pays, la Roumanie. Dans Rhinocéros, Ionesco souhaite aussi dénoncer ce qui se passe dans son pays.

Avis personnel
Malgrè l'histoire, qui je l'avoue peut paraître bizarre, Ionesco réussi à montrer le ridicule des personnes suivant bêtement la foule. On interprête souvent ce livre comme une dénonciation des régimes totalitaires, mais je pense qu'on peut aussi le voir comme une critique de la société actuelle et de la mondialisation. Même si on ne vit plus sous un régime totalitaire, beaucoup continuent à se comporter de manière identique sans chercher à comprendre, vis-à-vis de la mode par exemple. Je pense qu'aujourd'hui, la publicité et les multinationales ont remplacé les régimes totalitaires, dans la mesure où c'est eux qui imposent des normes à suivre, à respecter, pour ne pas sortir du lot. Ceux ne respectant pas ces normes, sont souvent regardés avec mépris et montrés du doigt, mais au fond, ne sont-ils pas les plus forts ?

«Il y a des choses qui viennent à l'esprit même de ceux qui n'en ont pas.»
[ Eugène Ionesco ] - Extrait de Rhinocéros

Choops s'installe ici -

Publié par un-peu-de-lecture

Jeudi 21 juin 2007 à 13:42

En bref
Un receueil de poème . Et je dirais même un recueil de très beau poème . Découvert au collège et oublié dans un coin depuis toutes ses années . Retrouvé quelque part dans ma chambre . Relu juste par curiosité..

Extrait

- Barbara -
Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là 
Et tu marchais souriante 
Épanouie ravie ruisselante 
Sous la pluie 
Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest 
Et je t'ai croisée rue de Siam 
Tu souriais 
Et moi je souriais de même 
Rappelle-toi Barbara 
Toi que je ne connaissais pas 
Toi qui ne me connaissais pas 
Rappelle-toi 
Rappelle-toi quand même jour-là 
N'oublie pas 
Un homme sous un porche s'abritait 
Et il a crié ton nom 
Barbara 
Et tu as couru vers lui sous la pluie 
Ruisselante ravie épanouie 
Et tu t'es jetée dans ses bras 
Rappelle-toi cela Barbara 
Et ne m'en veux pas si je te tutoie 
Je dis tu à tous ceux que j'aime 
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois 
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment 
Même si je ne les connais pas 
Rappelle-toi Barbara 
N'oublie pas 
Cette pluie sage et heureuse 
Sur ton visage heureux 
Sur cette ville heureuse 
Cette pluie sur la mer 
Sur l'arsenal 
Sur le bateau d'Ouessant 
Oh Barbara 
Quelle connerie la guerre 
Qu'es-tu devenue maintenant 
Sous cette pluie de fer 
De feu d'acier de sang 
Et celui qui te serrait dans ses bras 
Amoureusement 
Est-il mort disparu ou bien encore vivant 
Oh Barbara 
Il pleut sans cesse sur Brest 
Comme il pleuvait avant 
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé 
C'est une pluie de deuil terrible et désolée 
Ce n'est même plus l'orage 
De fer d'acier de sang 
Tout simplement des nuages 
Qui crèvent comme des chiens 
Des chiens qui disparaissent 
Au fil de l'eau sur Brest 
Et vont pourrir au loin 
Au loin très loin de Brest 
Dont il ne reste rien.  

- Le Cancre -

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

 -Paris At Night -

Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voit ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras .  

Avis personnel :
Je n'ai pas vécu de grande histoire d'amour avec la poésie. Les mots n'ont pas pour habitude de me 'toucher' , mais Jacques Prevert , c'est énorme. J'aime particulièrement Paris At Night que j'ai découvert absolument par hasard en feuilletant mon livre.
Voilà, je tenais à vous les faire partager.

Marionnette

Publié par un-peu-de-lecture

Mercredi 20 juin 2007 à 19:10

 
J'ose m'imisser, ça fait un moment que j'y pensais, j'osais pas trop... =)
J'ai entamé la lecture de ce tout petit livre de 166 pages (petit car comparé à mes 600 pages d'Harry Potter :p il ne fait pas le poids.). J'en suis à la 55ème page et déjà je suis sous son charme.
J'ai voulu faire un article pour ce petit livre, et aussi pour parler de son auteur : Lois Lowry.
J'ai lu quelques bouquins de lui, notamment Anastasia, demande à ton psy !Messager ou encore Compte les étoiles, sans oublier Le Passeur (qui est pour le moment mon favori =D).
J'aime beaucoup cet auteur, j'arrive sans peine à directement entrer dans ses écrits ! Il me transporte ;-).
C'est un coup de coeur que j'ai eu lorsque j'avais 12 ans, quand j'ai lu pour la première fois Le Passeur, (ma grande soeur qui avait 16ans à ce moment devait le lire pour l'école), j'ai été frappée par l'étrangeté de ce livre. Je l'ai relu, pour mieux le comprendre, mais je n'y parvenais pas encore tout à fait. Mais il m'attirait d'une certaine façon, je comprenais au fond de moi ce qu'il voulait exprimer dans ce livre, mais je n'arrivais pas à l'expliquer avec des mots.
Quoiqu'il en soit, je suis tombée sur Anastasia, demande à ton psy !  en farfouillant dans les livres de la Bibliothèque en bas de chez moi, je l'ai emporté et dévoré ! Et c'est à ce moment là que j'ai réalisé que Compte les étoiles, que j'avais déjà lu avant, était du même auteur. Je n'avais pas fait le rapprochement =). (un livre qui m'a énormément touchée). L'histoire se déroule pendant la guerre 40-45, une petite fille juive dont la meilleure amie était allemande, se cache chez sa meilleure amie pour échapper à la Guestapo et se fait passer pour la soeur de la jeune fille Allemande. Ils finnissent par aller se cacher à la campagne. Je ne me souviens plus très bien de la suite, ça fait un bout de temps que je l'ai lu enfaite =) *je vais le relire d'ailleurs !*
Puis je suis passée du côté "Ado" et j'ai trouvé Messager, que je viens de relire pour la deuxième fois et que j'aime toujours autant.
Messager et Le Passeur font partie d'une trilogie enfaite, il y a aussi L'Elue que je n'ai pas encore réussi à trouver. Lois Lowry s'est un peu penché dans le côté fantastique pour ceux-ci.
Un été pour mourir, que je suis entrain de lire en ce moment, est souvant passé sous mon regard sans vraiment m'interpeller. Mais hier il m'a fait de l'oeil ;-), et j'ai pas résisté une seconde, je l'ai emporté. C'est un récit en "Je" et je m'identifie étrangement bien à ce "Je" qui raconte =).
Une lecture très émouvante, je l'avoue sans honte j'ai pleuré en le lisant.

En bref, c'est l'histoire de deux soeurs, qui se chamaillent à longueur de temps, l'une s'apelle Molly et est âgée de 15 ans. L'autre se prénomme Meg, et a 13 ans.
Elles vont partir habiter à la campagne, le temps que leur père écrive son livre , dans une toute petite maison, où elles devront partager une chambre et donc se supporter encore plus que d'habitude.
Le soir d'une journée où Meg et Molly se sont disputées, Meg n'arrivait pas à dormir, sentant quelque chose d'inhabituel dans l'atmosphère de leur chambre et elle appella sa soeur qui lui répondit d'une voix étrangement angoissée, elle qui d'habitude était si enjouée. Elle lui demanda d'aller chercher leurs parents. Lorsque leurs parents arrivèrent, ils découvrirent Molly pleine de sang, son oreiller plein de sang, son visage, ses cheveux... C'est à partir de ce triste jour d'une fin d'hiver, que la vie des Charlmers changea pour toujours.


Ce livre m'a terriblement touché, parce que j'ai trois soeurs, avec lesquelles je ne cesse de m'engueuler mais que j'aime plus que tout au monde, même si je ne leur montre jamais.
Sentir la tristesse et la douleur de Meg à la perte de sa soeur, m'a fait ressentir la douleur que pourrait me provoquer de perdre l'une des miennes.
C'est le genre de livre qui me fait ouvrire les yeux et le coeur...


Avis aux passionés de la lecture qui ne connaissez pas encore Lois Lowry, je vous le conseille chaudement =D.

Playground.Love

Publié par un-peu-de-lecture

Mercredi 20 juin 2007 à 19:01

Résumé
Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l'emmener à la campagne. Parce qu'elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu'elle n'arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le bouf carottes, elle continue de gémir, il décide d'aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s'asseoit à côté d'elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu'il n'a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d'un homme dans une cuisine. ça n'a l'air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là. Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et " la vie comme elle va ".

Revue de presse de Radio France
Phénomène littéraire dès son premier ouvrage, un recueil de nouvelles vendu à 200.000 exemplaires, Anna Gavalda hausse le ton avec son premier roman ... Entre Laurie Colwin, Eric Holder et Marie Desplechin, "Je l'aimais" campe un face-à-face inattendu entre une jeune femme de 30 ans - deux enfants, qui vient d'être quittée par son mari - et son beau-père désireux de la consoler. Il s'avère au tiers du livre que la petite chronique douce-amère d'une vie quotidienne irrémédiablement blessée n'était qu'un leurre. La narratrice tombe insensiblement sous le charmé de son aîné, et "Je l'aimais" dévoile peu à peu une multiplicité de sens. Ce traité de sagesse bascule dans une confession inattendue : celle de celui que l'on croyait connaître (froid, mutique, sans tendresse, "vieux con" ?) et qui se révèle un homme étrange, un type bien, meurtri par un secret.

Extrait
Le piège, c'est de penser qu'on a le droit d'être heureux .
Nigauds que nous sommes . Assez naïfs pour croire une seconde que nous maîtrisons le cours de nos vies .
Le cours de nos vies nous échappe , mais ce n'est pas grave . Il n'a pas grand interêt ...
L'idéeal, ce serait de la savoir plus tôt .
"plus tôt" quand ?
Plus tôt .
Avant de repeindre des chambres en rose par exemple ...
C'est Pierre qui a raison , pourquoi montrer sa faiblesse ?
Pour prendre des coups ?

Avis Personnel
J'ai tout simplement aimé . Entre le début et la fin du livre , l'histoire n'évolue pas . Pas de boulversement et pas de renversement de situation . Certains ont trouvé l'intrigue plate et sans interêt . Moi j'ai aimé . Tout est dans leur dialogue . Pierre et Chloé vont parler de la vie et du malheur . Il va alors lui raconter son passé , celui qu'il a conservé secrêtement depuis des années , sans en parler à personne ..
Et c'est là que l'on trouve le plus gros changement ... L'homme qui apparaît comme froid , désintéressé et incapable d'aimer révèlera son passé et ses blessures ..

Marionnette

Publié par un-peu-de-lecture

Mercredi 20 juin 2007 à 14:16



Quatrième de couverture

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre-culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays.
C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise - les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

Extrait
- Si tu ne devrais pas le défendre, pourquoi le fais-tu quand même?
- Pour plusieurs raisons, dit Atticus. La principale étant que si je ne le faisais pas je ne pourrais plus marcher la tête droite, ni représenter ce comté à la Chambre des représentants, ni vous interdire quoi que ce soit à Jem ou à toi.
- Alors, si tu défendais pas cet homme, Jem et moi on n'aurait plus besoin de t'écouter?
- C'est à peur près cela.
- Pourquoi?
- Parce que je ne pourrais plus vous demander de faire attention à ce que je vous dis. Vois-tu, Scout, il se présente au moins une fois dans la vie d'un avocat une affaire qui le touche personnellement. Je crois que mon tour vient d'arriver. Tu entendras peut-être de vilaines remarques dessus, à l'école, mais je te demande une faveur: garde la tête haute et ne te sers pas de tes poings. Quoi que l'on te dise, ne te laisse pas emporter. Pour une fois, tâche de te battre avec ta tête... elle est bonne, même si elle est un peu dure.
- On va gagner, Atticus?
- Non, ma chérie.
- Alors pourquoi ...
- Ce n'est pas parce qu'on est battu d'avance qu'il ne faut pas essayer de gagner.

Avis personnel
Un livre qui touche au plus profond du coeur et de l'âme. On ne peut rester insensible. Très bien écrit. La discrimination et le racisme vue par l'incompréhension et l'insouciance d'une enfant. Tendresse, humour, mélancolie, un  livre magique.

Publié par un-peu-de-lecture

Lundi 18 juin 2007 à 11:25

Je suis dans ma lancée, je poste encore & encore ...

Quatrième de couverture
Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n'en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n'hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l'installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train. Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s'affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera ammenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre.

Avis perso
Les livres d'Amélie Nothomb m'ont toujours beaucoup plu & boulversé par leur originalité. Oui, il faut dire que les livres d'Amélie Nothomb ont toujours ce côté "bizarre" qui me plaît beaucoup. J'ai d'ailleurs du mal à choisir celui que je préfère (héhé, comme ça, j'vais pouvoir poster encore sur Elle ^^}Je n'sais pas comment elle trouve toujours des idées pareilles, farfelues, mais dans le fond tirée d'une réalité cruelle. A lire absolument! {ui, je sais, je dis toujours ça, vous allez finir par croire que j'dévore les livres... Vous n'aurez pas tort ^^}

Passage du livre
" Enfant unique, peu douée en amitié, je n'avais jamais reçue quelqu'un chez moi, à plus forte raison pour dormir dans ma chambre. Cette perspective m'épouvantait de joie.
Le lundi arrive. Christa ne me manifesta pas d'égards particuliers. Mais je constatais avec ivresse qu'elle portait un sac à dos : ses affaires.
Ce jour là, les cours s'arrêtaient à quatre heure de l'après-midi. J'attendis Christa en bas de l'amphithéâtre. Elle passa un temps fou à prendre congé de ses nombreuses relations. Ensuite, sans hâte, elle me rejoignit. Ce fut seulement quand nous eûmes quitté le champ de vision des autres étudiants qu'elle daigna m'adresser la parole - avec une amabilité forcée, comme pour souligner qu'elle m'accordait une faveur.
Quand j'ouvris la porte de mon appartement désert, mon coeur battait si fort que j'avais mal ... "

Toujours Choops *-°

Publié par un-peu-de-lecture

Lundi 18 juin 2007 à 11:10

Résumé
Légende dorée, légende des siècles, bible ou génie du paganisme, voici une œuvre qui, en douze mille vers, conte deux cent trente et une histoires de métamorphoses ; elles remontent, pour beaucoup, à l'origine du monde. Ovide, dans ces poèmes épiques et didactiques, nous a donné, des origines à Jules César, un des grands textes sur la genèse de l'humanité.
La variété des styles, de l'horreur et du fantastique à l'élégie amoureuse, enchante le lecteur autant que Les Mille et Une Nuits. La grandeur de la Rome impériale, de l'Empire d'Occident s'y reflète. Les Métamorphoses sont l'une des sources principales de la littérature et des arts occidentaux. Comme les fontaines de Rome d'où l'eau ne cesse de jaillir, Les Métamorphoses sont à la fois un monument, et une source de la culture européenne.

Avis personnel
J'ai adoré ce livre. Vraiment intéressant. J'ai toujours été intéressé par ce qui touchait la mythologie , et donc là je n'ai pu que aimer. Je vous le conseille vivement, même si parfois c'est un peu dur de tout retenir.  

Marionnette

Publié par un-peu-de-lecture

Lundi 18 juin 2007 à 10:46

Quatrième de couverture
Hélène va passer me prendre en mobylette tout à l'heure. Nous irons au Cigalou. Dans le silence, perdues au milieu des vignes, nous nous sentons si bien. Le silence ne nous gêne pas, au contraire, il nous rapproche. Ma petite Hélène, j'ai parfois envie de me confier à toi. Toi seule, j'ai l'impression, peut m'aider. Me comprendre. J'aimerai que tu puisses entendre ce que je ne dis pas ...

Avis perso
Un livre à deux voix magnifiques. Claire Mazard & Hélène Lune, ont décidé, pour écrire ce livre, de replonger dans leurs plus belles années et de nous en faire part. Il est difficile pour moi de vous parler de ce livre, dans la mesure où il n'est pas toujours évident de poser des mots sur des sentiments. Je peux juste vous dire que ce livre fait parti des livres qui m'ont marqué, et je vous le conseille donc fortement. Ce livre me fait, évidemment penser, à tout ceux qui font que j'aime la vie. C'est une des raisons pour les quelles je le trouve méga-siouper. Il se lit très rapidement (150 pages) mais l'histoire est prenante et tout simplement merveilleuse.

Passage du livre
Génial, Barcelone. Libertad, libertad, libertad. Je n'avais jamais éprouvé ce sentiment à ce point. Hélène riait : "Je t'avais bien dit. La vie, ce doit être ça. Pas autre chose!"
J'avais envie, au nom de cette liberté, de hurler de bonheur. Hélène a hurlé. En pleines Ramblas. Les gens se sont retournés. "Mais on s'en moooque, Claire!"
Nous sommes entrées dans un supermarché et nous avons acheté une dizaine de tourons différents. Devant des palmiers, nous les avons mangés, comparés, notés.
Au loin, des immeubles.
"Tu vois, Claire, a murmuré Hélène en se penchant vers moi, derrière ce béton, à la place de ce béton, tu peux imaginer ... La mer. La vie, on peut toujours l'embellir. Mais si, à tes côtés, tu n'as pas la personne que tu aimes, à quoi elle sert la vie, même embellie ?"


J'me permets de laisser un message perso ^^'
J'étais sur le point de poster cet article, quand je vois écrit "choops" dans la liste des derniers articles postés sur Cow. J'me dis "Hé! Qui a le même nom de blog que moi ?!" Puis après quelques secondes de réflexion (oui oui, il m'arrive aussi de réfléchir ^^) je comprends que c'est un "squat" et je file voir. Une chose à dire, Merci 'tite Marionette, ton article m'a vraiment touchée, et je suis persuadée, que toi aussi tu es quelqu'un de bien. Merci :)

*-° Choops reprend les commandes

Publié par un-peu-de-lecture

Vendredi 15 juin 2007 à 12:13


Jacques Le Fataliste et son maître , Diderot .

Résumé
«Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Et que disaient-ils ? Le maître ne disait rien, et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.»
D'entrée de jeu, c'est sous le signe de l'incertitude et de l'ironie que Diderot place le roman qu'il publie de 1778 à 1780. Jacques et son maître devisent en voyageant, mais bientôt le récit des amours de Jacques s'interrompt, ouvre à d'autres histoires et à d'autres rencontres dans ce livre admirablement virtuose où la parole circule de narrateur en narrateur. La parole, mais aussi bien la réflexion sur notre liberté et sur le fatalisme qui fait de Jacques un manuel de gai savoir en même temps que ce roman toujours neuf dont l'esthétique de la rupture, de la provocation et du rebond fonde encore la modernité.

Avis Personnel
Un livre assez étrange, du vrai Diderot en fait! Le premier livre que j'avais lu de lui Supplément au voyage de Bouggainville, je l'avais detesté. J'en étais venu à ne pas aimer Diderot ..
Et puis ce livre s'est presenté à moi. Je devais le lire pour le Bac. Et j'ai adoré. C'est assez étrange , parce que l'on est plongé dans l'histoire attendant desespéremment l'issue, on suit les aventures, les rencontres qui viennent sans cesse interrompre le récit. Et puis, il y a les dialogues entre le narrateur et le lecteur fictif. Cela en devient même énervant car ils viennent toujours interrompre une situation passionnante.
Tout ça pour dire que j'ai adoré ce livre, même si c'est un peu dur de rester plongé dedans. On en a même des envies de meurtre ^^

Marionnette

Publié par un-peu-de-lecture

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